Union Nationale des Syndromes d'Ehlers-Danlos

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UNSED / Document version française déposée copyright ®/ American Journal of Medical Genetics Part C (Seminars in Medical Genetics) 175C:8–26 (2017)  / contact@unsed.org

 Classification Internationale de 2017 des Syndromes Ehlers-Danlos :

Fransiska Malfait*, John Belmont, Britta Berglund, James Black, Lara Bloom, Jessica M.  Bowen,  Angela  Brady,  Nigel  P.  Burrows,  Peter  Byers,  Marco  Castori,  Helen Cohen, Marina Colombi, SerwetDemirdas, Julie De Backer, Anne De Paepe, Sylvie Fournel-Gigleux,  Michael  Frank,  Clair  Francomano,  Neeti  Ghali,  Cecilia  Giunta, Rodney  Grahame,  Alan  Hakim,  Xavier  Jeunemaitre,  Diana  Johnson,  Birgit  Juul-Kristensen, Hanadi Kazkaz, Tomoki Kosho, Mark E. Lavallee, Howard Levy, Roberto Mendoza-Londono,  Ines  Kapferer-Seebacher,  Melanie  Pepin,  Michael  Pope,  Eyal Reinstein, Leema Robert, Marianne Rohrbach, Lynn Sanders, Glenda J. Sobey, Tim Van Damme, Anthony Vandersteen, Caroline van Mourik, , Nicol Voermans, Nigel Wheeldon, Johannes Zschocke, Brad Tinkle.

Voici le document officiel en français par l'UNSED, cliquez sur l'image pour lire le document :

Si vous utilisez la traduction en français, veuillez informer qu'elle est réalisée par l'UNSED dans tous vos moyens de communications.
 


L'American Journal of Medical Genetics publie de nouvelles recherches sur les syndromes d'Ehlers-Danlos.

La Société Ehlers-Danlos, qui représente un consortium international récemment constitué de plus de 90 experts sur les syndromes d'Ehlers-Danlos, publie le résultatde deux ans de travail ce mercredi 15 mars.

Cette publication clarifie les bases du diagnostic et met à jour les descriptions de 13 sous types différents de syndromes d'Ehlers-Danlos.

Cet examen tant attendu met à jour les critères diagnostiques pour la première fois en 20 ans et fournit des directives de prise en chargeet desoins. Il introduit également les troubles du spectre de l'hypermobilité nouvellement décrits. "Cette publication est une nouvelle donne pour la communauté Ehlers-Danlos", explique le Dr Clair Francomano, généticien et directeur du Centre de la SociétéEhlers-Danlos pour la recherche EDS et les soins cliniques, et co-auteur de la publication.

"Jusqu'à maintenant, la recherche sur les syndromes d'Ehlers-Danlos a souffert d'un manque de coordination et une grande partie de celle-ci a été basée sur des critères diagnostiques dépassés et incomplets. En outre, les soins cliniques pour ces patients ont été compromis parce que les médecins et les autres professionnels de la santé ne sont généralement pas familiers avec le large éventail de manifestations et de comorbidités qui peuvent être observées dans ces conditions.

Les syndromes d'Ehlers-Danlos sont un groupe de maladies systémiques et héréditaires du tissu conjonctif affectant le collagène, la protéine la plus abondante du corps.

À l'exception du type hypermobile du syndrome d'Ehlers Danlos, chaque type est une entité distincte définie par des mutations dans un seul ou petit ensemble de gènes. Parmi les caractéristiques communes figurent l'hypermobilité articulaire, la fragilité de la peau, la douleur chronique et la fatigue.

Des types plus graves, tels que le syndrome d'Ehlers-Danlos vasculaire, peuvent mettre la vie en danger, car les vaisseaux sanguins fragiles et les organes internes peuvent se rompre spontanément. Les formes les plus rares sont également souvent très sévères.

Le plus grand défi pour le consortium était d'apporter clarté et spécificité à la définition clinique du syndrome d'Ehlers-Danlos hypermobile et d'évaluer comment les caractéristiques de base étaient liées aux comorbidités qui pourraient nuire au chemin vers le diagnostic et le traitement. Cet effort est mis en évidence par les différents articles de la collection qui proposent des solutions constructives pour le présent et des voies pour une meilleure compréhension.

Introduction: La nosologie sur les Syndromes d’Ehlers-Danlos n’avait pas été revue depuis les critères de Villefranche il y a 20 ans.

Sous l’impulsion de l'Ehlers-Danlos Society, plus de 90 spécialistes regroupant médecins, chercheurs et quelques  associations de malades (dont  UNSED, partenaire financier) venus des quatre coins du monde se sont regroupés en différents groupes de travail afin de remettre à jour la nosologie concernant les Syndromes d’Ehlers-Danlos. Un  Symposium organisé à New York en Mai 2016 a clôturé ces deux années de travail (l'UNSED était présente).

Cela a permis de réviser les critères de diagnostic, et, d’établir les directives.

Elle a été ensuite présentée et examinée par leurs pairs* afin d’être validée.

L'U.N.S.E.D vous propose la tracution intégrale de ce document  avec la version française validée en relecure par le Professeur Sylvie Fournel-Gigmeux, Présidente d'Honneur de l'UNSED, et co-auteur de la publication.

 


Mécanismes pathogènes sous-jacents aux syndromes d'Ehlers-Danlos : Alors que la classification orientée clinique vise à être conviviale pour le non spécialiste du SED, et offre aux patients touchés et aux membres de leur famille un diagnostic « descriptif » que lui ou elle peut identifier, une classification génétique fournit un meilleur cadre à des fins de recherche et pour le développement de futures stratégies de traitement.

Pour répondre aux besoins cliniques et de recherche, nous proposons, en plus de la classification clinique, un schéma pathogénique qui regroupe des sous-types de SED pour lesquels les protéines, codées par les gènes responsables, fonctionnent dans la même  voie,  et  qui  sont  susceptibles  d'avoir  partagé  des  mécanismes  pathogènes, sur la base des connaissances actuelles.

Un regroupement similaire de sous-types d'Ostéogénèse Imparfaite (OI) par fonction génique a été proposé et est largement adopté en clinique et en recherche. 

Ce schéma comprend sept groupes fonctionnels :

  1. Groupe A : troubles de la structure primaire et de la matruration ducollagène
  2. Groupe B : troubles du repliement et de la réticulation du collagène
  3. Groupe C : troubles de la structure et de la fonction de la myomatrice, de l’interface muscle/matrice extracellulaire (ECM)
  4. Groupe D : troubles de la biosynthèse des glycosaminoglycanesGroupe
  5. E : troubles de la voie du complément
  6. Groupe F : troubles du traficintracellulaire
  7. Groupe G : formes non résolues de SED

 


 Voici le document officiel en anglais :

www.unsed.org/media/PDF/Malfait_et_al-2017-American_Journal_of_Medical_Genetics_Part_C__Seminars_in_Medical_Genetics.pdf

 


 Page mise à jour le 27 octobre 2019. 

 

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UNSED / Document version française déposée copyright ®/ American Journal of Medical Genetics Part C (Seminars in Medical Genetics) 175C:8–26 (2017)  / contact@unsed.org /


Résumé : Les syndromes d'Ehlers-Danlos (SED) sont un groupe cliniquement et génétiquement hétérogène de  Maladies Héréditaires du Tissu Conjonctif (HCTDs) caractérisé par une hypermobilité articulaire, une hyperextensibilité cutanée et une fragilité  tissulaire. 

Au cours des deux dernières décennies, la Nosologie de Villefranche, qui a délimité six sous-types, a été largement  utilisée comme norme pour le diagnostic clinique du SED. Pour la plupart de ces sous-types, des mutations avaient été  identifiées dans des gènes codant pour le collagène, ou dans des gènes codant pour des enzymes modifiant le collagène.

Depuis sa publication en 1998, un spectre complet de nouveaux sous-types SED a été décrit, et des mutations ont été identifiées dans un réseau de nouveaux gènes.

Le  Consortium  International  du  SED  propose  une  classification  révisée,  qui comprend 13 sous-types de SED.

Pour chacun des sous-types, nous proposons un ensemble de critères cliniques évocateurs pour le diagnostic. Cependant, compte tenu de la grande hétérogénéité génétique et de la variabilité phénotypique des  sous-types du SED et du chevauchement clinique entre les sous-types du SED, mais aussi avec d'autres HCTDs, le diagnostic définitif de tous les sous-types du SED, à l'exception du type hypermobile,se  base  sur  la  confirmation  moléculaire  avec  identification  de variante(s) génétique(s) causale(s).

Nous avons également revu les critères cliniques pour le SED hypermobile, afin de permettre une meilleure distinction avec d'autres troubles d’hypermobilité articulaire. Pour répondre aux besoins de la recherche, nous proposons également un schéma pathogénique, qui regroupe les sous-types du SED pour lesquels les protéines causales fonctionnent dans la même voie.

L'interprétation des Variants à Signification Incertaine (VSI), en particulier les variants faux-sens,  doit  inclure  une  corrélation avec le phénotype clinique complet. Conformément aux lignes directrices de l'ACMG, les variants qui sont corroborés par une évidence de pathogénicité (par exemple des scores élevés en silico, présence dans  un  domaine  fonctionnellement  actif) peuvent être considérés comme  « pathogènes probables ». Les études de ségrégation familiale peuvent aider à interpréter la pathogénicité du variant, et pour certains gènes, des analyses structurales,  biochimiques  et/ou fonctionnelles de protéines sont disponibles, comme indiqué ci-dessous. 

Les individus porteur d’un variant « probablement pathogène » doivent être suivis cliniquement. Le conseil  initial  pour  ces patients doit souligner que la véritable signification duvariant ne sera pas connu avant que ces tests supplémentaires soient terminés. À plus long terme, l'attribution de la pathogénicité sera probablement facilitée par les données provenant de projets de séquençage du génome à grande échelle chez les cohortes de patients et de témoins [Weerakkody et al., 2016].

Pour les patients qui remplissent l'ensemble des exigences cliniques minimales pour un  sous-type  de  SED  spécifique,  mais  (1)  qui  n'accèdent  pas  à  la  confirmation moléculaire, (2) dans laquelle un ou plusieurs VSI est/sont identifié(s) dans l'un des gènes spécifiques du sous-type SED, ou (3) chez qui aucun des variants en cause n'est  identifié  dans  aucun  des  gènes spécifiques  du  sous-type  de  SED,  un "diagnostic  clinique  provisoire"  d'un  sous-type  de  SED  peut  être  effectué  et  les patients doivent être suivis cliniquement. Cependant, des diagnostics alternatifs et, par conséquent, des tests moléculaires étendus devraient être envisagés.