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SED Spondylodysplastique (SEDsp)

UNSED / Document version française déposée copyright ®/ American Journal of Medical Genetics Part C (Seminars in Medical Genetics) 175C:8–26 (2017) / contact@unsed.org /

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SED Spondylodysplastique (SEDsp)

Transmission: Autosomique récessif

Critères majeurs :
Petite stature (progressif durant l’enfance)
Hypotonie musculaire (allant de la forme congénitale sévère à une apparition tardive et légère)
Incurvation des membres

Critères mineurs :
Hyperextensibilité de la peau (FN1), peau fragile et molle, peau translucide fine
Pes planus
Retard du développement moteur
Ostéopénie
Retard du développement cognitif

Critères mineurs propres au gène-B4GALT7-
Synostose radio-ulnaire-
Contractions bilatérales du coude ou mouvement limité du coude
HAG (Hypermobilité Articulaire Généralisée) (FN1)
Pli palmaire transversal unique
Caractéristiques cranio-faciales caractéristiques (FN2)
Résultats radiographiques caractéristiques (FN3)
Pes planus
Hypermétropie sévère
Cornée voilée-B3GALT6
Cypho-scoliose (congénitale ou début précoce, progressive)
Hypermobilité articulaire, généralisée ou limitée aux articulations distales, avec dislocations articulaires
Contractures articulaires (congénitales ou progressives) (surtout les mains)
Doigts particuliers (minces, effilés, arachnodactyles, spatulés, avec de larges phalanges distales)
Pied bot varus équin-Particularités cranio-faciales caractéristiques (FN4)
Décoloration des dents, dents dysplastiques-Résultats radiographiques caractéristiques (FN5)
Ostéoporose avec multiples fractures spontanées
Anévrysme de l’aorte ascendante-Hypoplasie pulmonaire, maladie pulmonaire restrictive
yeux protubérants avec sclères bleutées
Paumes de mains finement plissées
Atrophie des muscles thénaires et doigts coniques
Hypermobilité des articulations distales-Résultats radiologiques caractéristiques (FN6)

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Critères minimaux évocateurs du SEDsp

  1. Critères majeurs (1) -petite stature ET (2) hypotonie musculaire Plus-Anomalies radiographiques caractéristiques et au moins trois autres critères mineurs (généraux ou propres au type)

Le test moléculaire de confirmation est obligatoire pour établir un diagnostic définitif.

Notes de bas de page:

  1. Pour les définitions de HAG (Hypermobilité Articulaire Généralisée) et d’hyperextensibilité de la peau, voir les critères pour le « SED classique ».
  2. Les particularités caractéristiques cranio-faciales associées aux mutations bialléliques B4GALT7 comprennent :Le visage triangulaire, les yeux largement espacés, la proptose, la bouche étroite,  les  oreilles  basses,  les  cheveux  épars,  la  dentition  anormale,  le visage plat, le front large, les sclérotiques bleues et la fente palatine/luette bifide.
  3. Les résultats radiographiques rapportés associés aux mutations B4GALT7bialléliques comprennent : la synostose  radio-ulnaire, la fracture métaphysaire, l’ostéopénie, la subluxation ou la dislocation de la tête radiale et de petites clavicules avec des extrémités médianes larges.
  4. Les particularités cranio-faciales caractéristiques des mutations bialléliques B3GALT6comprennent : l’hypoplasie du milieu du visage, la bosse frontale, la proptose ou yeux proéminents, les sclérotiques bleues, les fentes palpébrales descendantes, le pont nasal abaissé, la lèvre supérieure longue, les oreilles basses, la  macrognathie, la dentition anormale, la fente palatine, la chevelure clairsemée.
  5. Les signes radiographiques associés aux mutations bialléliques B3GALT6 comprennent : l’aplatissement des vertèbres, le bec antérieur du corps vertébral, l’ilium court, un petit trochanter proéminent, une dysplasie acétabulaire une fracture métaphysaire, une dysplasie métaphysaire de la tête fémorale, un mauvais alignement du coude, une dislocation de la tête radiale, une surtubulation, une ostéoporose généralisée, des fractures cicatrisées. La craniosynostose et la dysostose  adio-ulnaire ont été rapportées chez un patient.
  6. Les résultats radiologiques rapportés associés aux mutations bialléliques SLC39A13incluent : la platyspondylie  légère à modérée, l’ostéopénie légère à modérée de la colonne vertébrale, petit iléon, des épiphyses fémorales proximales planes, cols fémoraux courts et larges.
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Bases moléculaires :

Les causes possibles du SEDsp sont:

  1. Des mutations bialléliques dans B4GALT7, codant la galactosyltransférase I (β1,4-galactosyltransférase 7 ou β4GalT7), qui catalyse le transfert du premier galactose sur le résidu de xylose dans la région du linker tétrasaccharidiquedes glycosaminoglycanes(GAGs).
  2. Des mutations bialléliques dans B3GALT6codant la galactosyltransférase II (β1,3-galactosyltransférase 6 ou  β3GalT6), qui catalyse le transfert du second galactose sur le premier résidu de galactose dans la région du linker tétrasaccharidiquedes GAGs-
  3. Des  mutations  bialléliques  dans SLC39A13, codant la protéine transmembranaire homodimérique (ZIP13)  semblable à la Zrt/irt, un élément de la famille SLC39A / ZIP qui régule l’afflux de Zn dans le cytosol

 

Si vous utilisez la traduction en français, veuillez informer qu’elle est réalisée par l’UNSED dans tous vos moyens de communications.

 

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Vérification du diagnostic

Le criblage moléculaire, par reséquençage ciblé d’un panel génique comprenant B4GALT7, B3GALT6et SLC39A13, est indiqué. Un tel panel génique comprend également  d’autres gènes associés à des phénotypes  qui se superposent cliniquement avec le SEDsp, tels que PLOD1, FKBP14, ZNF469, PRDM5, CHST14et DSE.  Alternativement, un WES peut être effectué. Quand aucune mutation causale n’est identifiée, ou seulement une, cette approche devrait être complétée par une stratégie de détection CNV (polymorphisme à variabilité du nombrede copies) en vue de mettre en évidence d’importantes suppressions ou duplications dans ces gènes. Pour établir de façon  certaine  la carence en GAG (mutations  B4GALT7  et B3GALT6), des méthodes biochimiques destinées à évaluer la synthèse GAG sur  des  fibroblastes  en  culture  provenant  de  patients  sont  actuellement disponibles dans de nombreux laboratoires spécialisés [Talhaoui et al., 2010].La mesure en laboratoire des pyridinolines urinaires, de la lysylpyridinoline (LP) et de l’hydroxylysylpyridinoline (HP) quantifiée par HPLC permet de détecter un ratio LP/HP augmenté à environ 1 (comparé à une valeur normale d’environ 0,2) chez  les  patients  présentant  des  mutations SLC39A13[Giunta  et  al.,  2008]. Cette  méthode  rapide  et  économique  peut  également  êtreutilisée  pour déterminer l’état pathogène d’un VUS (urosonographie urinaire).(Voir aussi « vérification du diagnostic » dans le cas du SEDc-PLOD1).

L’absence de ces résultats de confirmation n’exclut pas le diagnostic de SEDsp, car des types spécifiques de mutations (par exemple des mutations introniques profondes)  peuvent  ne  pas  être  détectés  par  les  techniques  moléculaires  de diagnostic standard, et d’autres encore à découvrir peuvent être associés à ces phénotypes.  Dans  le  cas  où  aucune  mutationB4GALT7,  B3GALT6  ou SCL39A13n’est  identifiée,  des  diagnostics  alternatifs  devraient  toutefois  être envisagés.

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