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Syndromes d’Ehlers-Danlos :

Définition

 

Signes évocateurs de SED
Les symptômes débutent habituellement dans l’enfance, plus ou moins précocement selon le type et la sévérité du SED. Devant une suspicion de SED (quel que soit le type), les principaux signes à rechercher sont : histoire familiale de SED, difficultés de cicatrisation, hématomes anormaux, hyperextensibilité cutanée, hyperlaxité articulaire (dépistée par le score de Beighton), entorses et luxations multiples, scoliose, douleurs articulaires, fragilité des tissus conjonctifs, fatigabilité anormale.
Les SED peuvent conduire progressivement à des situations de handicap et des complications,

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Définition

Les syndromes d’Ehlers-Danlos (SED) sont un groupe hétérogène de maladies héréditaires du tissu conjonctif caractérisées par la triade : hyperlaxité articulaire, hyperélasticité cutanée et fragilité des tissus conjonctifs. Ils sont essentiellement dus à des anomalies de biosynthèse et/ou de structure de protéines de la matrice extracellulaire. Leur prévalence d’ensemble en population générale est estimée à 1 pour 5 000, ce qui en fait des maladies rares au sens de la définition européenne d’une maladie rare (prévalence en population générale < 1/2.000).

Suite à de nouvelles données sur la génétique des SED, ainsi que de nouvelles descriptions cliniques, la nosologie des SED a dû être actualisée par le consortium international.

La dernière classification internationale a été établie en 2017 ; elle identifie et décrit 13 types de SED. Ces différents types de SED n’exposent pas aux mêmes complications et leur pronostic et leur prise en charge sont donc différents : il est donc très important de les distinguer. Le diagnostic de chaque type de SED repose sur des critères définis.

Le diagnostic des syndromes d’Ehlers-Danlos se construit grâce à des éléments d’anamnèse personnels et familiaux. Il devrait être idéalement posé par des praticiens ayant acquis une expertise clinique au sein d’un centre de référence ou de compétences.
Le diagnostic de certitude repose sur la confirmation génétique réalisée dans le cadre d’une consultation de génétique spécialisée dans les SED, sauf pour le type hypermobile (SEDh), dont les bases génétiques ne sont pas encore identifiées et dont le diagnostic repose sur une grille de critères cliniques. Si l’ensemble des critères nécessaires pour parler de SEDh ne sont pas remplis, le terme de pathologies du spectre de l’hypermobilité peut être utilisé, après avoir éliminé les diagnostics différentiels.

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Les syndromes d’Ehlers-Danlos sont des maladies systémiques et héréditaires du tissu conjonctif affectant le collagène, la protéine la plus abondante du corps.


À l’exception du type hypermobile du syndrome d’Ehlers Danlos, chaque type est une entité distincte définie par des mutations dans un seul ou petit ensemble de gènes. Parmi les caractéristiques communes figurent l’hypermobilité articulaire, la fragilité de la peau, la douleur chronique et la fatigue.

Des types plus graves, tels que le syndrome d’Ehlers-Danlos vasculaire, peuvent mettre la vie en danger, car les vaisseaux sanguins fragiles et les organes internes peuvent se rompre spontanément.

Comprendre :

La matrice extracellulaire est constituée de quatre grandes familles de composés, les collagènes, les protéoglycanes, les glycoprotéines et les protéines élastiques.
Ces composés peuvent, pour la plupart, s’auto-assembler mais également interagir entre eux ou par l’intermédiaire de récepteurs, avec les cellules.
C’est grâce à cette trame de connexions que se réalise la vie cellulaire (adhérence, morphogenèse, apoptose…) et que se forgent les caractéristiques tissulaires (solidité, souplesse, transparence).

Chez une personne atteinte d’un des types de sed, ce sont ces composés qui présentent une anomalie lors de l’assemblage et entraine ensuite une cascade d’autres anomalies… Une anomalie GENETIQUE.

Chaque S.E.D. est donc différent.

Ultrastructure des matrices extracellulaires et composition en macromolécules.

A. Organisation du réseau collagénique adaptée à la fonction des tissus: la cornée, où les fibres s’agencent en un contre-plaqué extrêmement régulier dont dépend la transparence de ce tissu; la peau, où les fibres de collagènes, de section hétérogène, ne présentent aucune direction privilégiée et sont garantes de la cohésion de ce tissu particulièrement élastique et déformable; le tendon, où les faisceaux de fibres, parallèles les uns aux autres, forment de solides câbles capables de résister aux forces de tensions considérables que subit ce tissu. B. Composants matriciels présents dans quelques-uns des tissus cibles de l’EDS de type classique: la cornée (C), la peau (P) et le tendon (T). En vert, molécules dont l’absence totale ou une mutation provoquée affectent en priorité l’un des tissus présentés (d’après les connaissances actuelles [3,26-30,33]).

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Les SED : anomalies du collagène et des tissus conjonctifs.

On les retrouve sous plusieurs formes : Semi-solide, dense ou rigide.
Ils interviennent dans la composition des muscles, des tendons, du cartilage, des os, de la peau, des poumons et dans les différents autres organes…

Les tissus conjonctifs servent principalement de soutien, de remplissage, d’attache, d’isolant, de protection ou encore de transport dans le cas du système sanguin.

C’est le collagène qui est responsable de la cohésion des tissus et des organes. C’est lui qui est à l’origine des propriétés d’hydratation, de résistance, d’élasticité et de souplesse des ces tissus et  des organes.
Le collagène compte pour plus de 90 % du derme de la peau

Nous serions sans cela identique à une flaque d’eau.

*Syndrome : ensemble des signes et des symptômes qui caractérisent une maladie

* Porteur sain = Il s’agit, en général, d’une personne qui peut transmettre une maladie à autrui sans être elle-même malade. On peut être porteur sain d’une maladie infectieuse, c’est-à-dire héberger des germes pouvant être dangereux pour d’autres, par exemple suite à une infection ancienne en apparence guérie. On peut aussi être porteur sain d’une maladie génétique et la transmet­tre à ses descendants sans en être affecté soi-même. C’est le cas de l’hémophilie, transmise par les femmes sans qu’elles soient elles-mêmes malades.(Dr. Alain Senikies, Médecin généraliste, attaché à l’hôpital Cochin)

* De novo = Egalement appelée néomutation, la mutation de novo correspond à une mutation génétique survenant parfois chez un sujet alors que les deux parents n’en possèdent aucune trace au sein de leur patrimoine génétique. Dans le domaine de la biologie, la terminologie « de novo » veut dire « nouvellement synthétisé ». Ainsi, cette mutation peut survenir au niveau des gamètes de l’un des parents ou peut provenir d’une mutation de l’œuf fécondé. Dans le cas où la mutation de novo est occasionnée par la mutation dans un gamète, l’individu touché présente 50% de risques de transmettre cette mutation à sa descendance.